L'autre jour, j'ai fait un petit tour à Stanley Park, le plus connu des parcs de Vancouver. Alors que je marchais, mon
attention a été attirée par un bruissement dans les fourrés. Je croyais voir un oiseau ou un écureuil mais à la place est sorti un animal que je n'avais jamais vu avant. C'était un petit mammifère
noir et blanc. Il n'arrêtait pas de bouger alors je n'ai pas réussi à le prendre en photo et à ma grande déception il a disparu derrière un buisson.
Je continuai mon chemin. Quelques mètres plus tard, je me suis aperçue que le coin était en fait truffé de ces petits
animaux. Gavés de cacahouettes par les visiteurs du parc, ils n'étaient pas très farouches. Quelques uns tournaient, l'air fasciné, autour d'un vieux monsieur avec une canne. J'en ai profité pour
les prendre en photo :
Sur un panneau explicatif du parc, j'ai vu un dessin représentant l'animal mystérieux avec son nom anglais "raccoon". En
rentrant j'ai consulté mon dictionnaire et appris que j'avais rencontré des ratons laveurs vancouvérois.
Par ApollineR
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J'ai raconté comment je suis passée de la grande surface au
primeur pour faire mes courses. Cette solution me convenait bien jusqu'à ce que je tombe par hasard sur internet sur des témoignages de personnes qui faisaient leurs courses au marché.
Elles racontaient qu'elles achetaient directement à des petits producteurs et que ça ne leur revenait pas cher pour une très bonne qualité. Je les lisais avec envie, parce que Paris n'est pas le
meilleur endroit pour trouver des producteurs locaux.
J'ai quand même fait un tour au marché près de chez moi. J'y ai trouvé beaucoup de revendeurs qui vendent des fruits et légumes de tous origines comme les primeurs. D'ailleurs ils se fournissent
en général au même endroit : aux halles de Rungis qui fournissent toute la Région Parisienne.
un revendeur (la présence de bananes importées prouve que ce n'est pas un producteur local)
Et en faisant le tour du marché, j'ai trouvé un petit producteur d'Ile de France. C'était écrit "producteur" sur son stand. Il vendait des produits locaux et de saison. C'était bon, moins cher
qu'au primeur et je savais d'où venaient les produits.
un petit producteur : salades et radis viennent de la Région parisienne
A force d'arpenter les allées du marché, j'ai aussi trouvé un producteur de fruits et légumes sans pesticides. En fait les fruits et légumes étaient cultivés selon les principes de l'agriculture
biologiques. Seulement ils n'étaient pas certifiés parce qu'ils trouvaient que c'est trop contraignant. Quand on n'a pas la garantie que donne la certification bio, c'est une question de
confiance envers le producteur. La confiance vient avec le temps mais on peut aussi remarquer que les fruits et légumes bio sont souvent moins parfait esthétiquement parlant que les fruits et
légumes conventionnels. Par exemple les pommes sont plus petites, les carottes sont un peu terreuses et biscornues, les oignons n'ont pas tous la même taille etc. Mais par contre ils sont très
bons.
un petit producteur bio : en Automne, il vend des carottes, pommes de terre et courges de la région
Et maintenant?
Je suis dans un pays où la malbouffe a presque gagné la partie. On peut manger successivement des crevettes, du fromage puis des fraises qui partagent la même absence de goût. On a l'impression
de manger la même chose, il n'y a que la texture qui change.
C'est là qu'on se rend compte de l'importance de soutenir les petits producteurs qui font de la qualité. Parce que le jour où ils ne sont plus là, c'est trop tard et on se retrouve à manger
de la merde.
Il y a sûrement moyen de se fournir chez des petits producteurs qui font de la qualité en Colombie Britannique. Il ne me reste plus qu'à les trouver.
Par ApollineR
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En France, j'ai longtemps acheté des fruits et légumes sans goût au supermarché. Parce que ça me semblait plus pratique et moins cher.
Et puis il y a eu un moment où prendre la voiture pour faire les courses est devenu contraignant : trop de bouchons, trop de temps perdu sur la route et dans les rayons des grandes surfaces, trop
d'argent mis dans la voiture. Donc on est allé moins souvent au supermarché et il a fallu trouver d'autres sources d'approvisionnement. J'ai alors testé les primeurs.
un petit
primeur parisien
Les prix y étaient comparables au supermarché mais la qualité bien meilleure. En effet le primeur ne vend que des fruits et légumes. Si ses produits ne sont pas bons, le client les achètera une
fois mais il ne reviendra pas. Par contre la grande surface peut se permettre de vendre des fruits et légumes pourris d'avoir traîné trop longtemps dans les présentoirs car même si il n'est pas
content, le client reviendra pour acheter son épicerie, ses produits d'entretien, ses plats préparés etc.
Le primeur peut conseiller et aider à choisir. Je le laissais sélectionner à ma place si je voulais un melon bien mûr ou des légumes qui se conservent plusieurs jours.
Mon primeur habituel faisait aussi des promotions sur les fruits et légumes un peu abîmés (par exemple les pêches un peu trop mûres) et j'ai souvent profité de ces bonnes affaires.
La suite demain
Par ApollineR
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Je reprends mon journal de voyage puisqu'on repart mais cette fois pour Vancouver.
En arrivant à Montréal, on avait 2 valises. Même si on n'a pas acheté beaucoup de choses, on a une valise de plus en repartant. On a surtout accumulé beaucoup de paperasse qu'il faut
trier.
Jour du départ : La poignée de la valise de l'Homme casse juste avant de partir. Sinon le voyage se passe bien. 5h30 de vol et 3h de décalage horaire. En arrivant à l'aéroport de Vancouver, on
achète une carte de bus pour rejoindre l'hôtel. Sous un beau soleil, on parcourt en bus des rues où s'alignent des pavillons avec leurs jardins fleuris. On a réservé un hôtel un peu plus haut de
gamme que d'habitude en espérant qu'il n'y ait pas de punaises. Parce que, comme Montréal, Vancouver n'est pas épargnée par les punaises.
Après avoir déposé les valises, on part à la recherche de nourriture. On va au supermarché à côté de l'hôtel. Étonnamment les emballages des produits sont écrits en anglais et en français. On
essaie de trouver une salade ou un sandwich mais tout ce qu'on voit n'a pas l'air très comestible. On se rabat sur 2 bols de nouilles chinoises qu'on fera cuire en faisant chauffer de l'eau
chaude dans notre chambre d'hôtel.
2e jour à Vancouver : On a encore en mémoire la galère pour trouver un logement à Montréal. Du coup l'Homme a anticipé et répondu à des annonces de location avant de partir. Il a pris rendez-vous
pour visiter un appartement meublé ce jour. Le propriétaire nous a déjà fait remplir un questionnaire et a contacté notre précédent propriétaire pour se renseigner sur nous. On décide de prendre
l'appartement et on signe un contrat de location avec le propriétaire.
3e jour à Vancouver : On s'installe dans l'appartement après avoir fait l'état des lieux avec le propriétaire. On commence le ménage de l'appartement et on fait quelques courses. Enfin on se pose
et on se régale de spaghettis à la sauce tomate.
photo de chooyutshing sous licence Creative Commons
4e jour à Vancouver : Une fois qu'on a une adresse, on peut attaquer les formalités administratives : transmettre sa nouvelle adresse à une douzaine d'organismes, le téléphone, l'inscription à
l'assurance maladie, l'échange du permis de conduire... Venant du Québec, les formalités sont quand même plus simples que si on était venu à Vancouver depuis la France. On va aussi chercher des
informations sur les cours d'anglais proposés par le gouvernement.
Les jours suivants, on prend nos marques dans la ville.
Par ApollineR
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Alors que chez moi, je cuisine toujours à la française, il y a quand même une spécialité montréalaise que j'ai adoptée : le
bagel. C'est un petit pain en forme d'anneau. Il est souvent parsemé de graines de sésame mais peut aussi être parsemé de graines de pavot ou d'autres céréales.
A Montréal, deux magasins sont célèbres pour leurs bagels : St. Viateur et Fairmount. Ils sont cités dans tous les guides touristiques du Québec. Les deux magasins se disputent le titre de
meilleur bagel de la ville. Parmi les habitants de Montréal, il y a ceux qui préfèrent les bagels de St. Viateur et les partisans de Fairmount. Personnellement je trouve que les deux boutiques se
valent. Par ailleurs ils ne sont pas les seuls à faire des bagels. Certains magasins de produits naturels proposent des bagels
bio mais ils sont souvent surgelés.
Moi qui m'apprête à déménager, j'espère que les vancouverois sont aussi friands de bagels que les montréalais.
Bagel de luxe au saumon fumé
Bagel au fromage à tartiner et aux noix
Par ApollineR
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