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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 03:41

En France, j'ai longtemps acheté des fruits et légumes sans goût au supermarché. Parce que ça me semblait plus pratique et moins cher.

Et puis il y a eu un moment où prendre la voiture pour faire les courses est devenu contraignant : trop de bouchons, trop de temps perdu sur la route et dans les rayons des grandes surfaces, trop d'argent mis dans la voiture. Donc on est allé moins souvent au supermarché et il a fallu trouver d'autres sources d'approvisionnement. J'ai alors testé les primeurs.


primeur
un petit primeur parisien


Les prix y étaient comparables au supermarché mais la qualité bien meilleure. En effet le primeur ne vend que des fruits et légumes. Si ses produits ne sont pas bons, le client les achètera une fois mais il ne reviendra pas. Par contre la grande surface peut se permettre de vendre des fruits et légumes pourris d'avoir traîné trop longtemps dans les présentoirs car même si il n'est pas content, le client reviendra pour acheter son épicerie, ses produits d'entretien, ses plats préparés etc.
Le primeur peut conseiller et aider à choisir. Je le laissais sélectionner à ma place si je voulais un melon bien mûr ou des légumes qui se conservent plusieurs jours.

Mon primeur habituel faisait aussi des promotions sur les fruits et légumes un peu abîmés (par exemple les pêches un peu trop mûres) et j'ai souvent profité de ces bonnes affaires.


Pour lire la suite, cliquez sur : Du primeur au marché

Par ApollineR - Publié dans : Conso
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 05:49

Je reprends mon journal de voyage puisqu'on repart mais cette fois pour Vancouver.
En arrivant à Montréal, on avait 2 valises. Même si on n'a pas acheté beaucoup de choses, on a une valise de plus en repartant. On a surtout accumulé beaucoup de paperasse qu'il faut trier.

Go west!


Jour du départ : La poignée de la valise de l'Homme casse juste avant de partir. Sinon le voyage se passe bien. 5h30 de vol et 3h de décalage horaire. En arrivant à l'aéroport de Vancouver, on achète une carte de bus pour rejoindre l'hôtel. Sous un beau soleil, on parcourt en bus des rues où s'alignent des pavillons avec leurs jardins fleuris. On a réservé un hôtel un peu plus haut de gamme que d'habitude en espérant qu'il n'y ait pas de punaises. Parce que, comme Montréal, Vancouver n'est pas épargnée par les punaises.
Après avoir déposé les valises, on part à la recherche de nourriture. On va au supermarché à côté de l'hôtel. Étonnamment les emballages des produits sont écrits en anglais et en français. On essaie de trouver une salade ou un sandwich mais tout ce qu'on voit n'a pas l'air très comestible. On se rabat sur 2 bols de nouilles chinoises qu'on fera cuire en faisant chauffer de l'eau chaude dans notre chambre d'hôtel.


2e jour à Vancouver : On a encore en mémoire la galère pour trouver un logement à Montréal. Du coup l'Homme a anticipé et répondu à des annonces de location avant de partir. Il a pris rendez-vous pour visiter un appartement meublé ce jour. Le propriétaire nous a déjà fait remplir un questionnaire et a contacté notre précédent propriétaire pour se renseigner sur nous. On décide de prendre l'appartement et on signe un contrat de location avec le propriétaire.


3e jour à Vancouver : On s'installe dans l'appartement après avoir fait l'état des lieux avec le propriétaire. On commence le ménage de l'appartement et on fait quelques courses. Enfin on se pose et on se régale de spaghettis à la sauce tomate.


spaghettis
photo de chooyutshing sous licence Creative Commons


4e jour à Vancouver : Une fois qu'on a une adresse, on peut attaquer les formalités administratives : transmettre sa nouvelle adresse à une douzaine d'organismes, le téléphone, l'inscription à l'assurance maladie, l'échange du permis de conduire... Venant du Québec, les formalités sont quand même plus simples que si on était venu à Vancouver depuis la France. On va aussi chercher des informations sur les cours d'anglais proposés par le gouvernement.


Les jours suivants, on prend nos marques dans la ville.


 

English version

 

 

Par ApollineR - Publié dans : Journal d'expat - Communauté : Expatrie(e)s
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 06:00

Alors que chez moi, je cuisine toujours à la française, il y a quand même une spécialité montréalaise que j'ai adoptée : le bagel. C'est un petit pain en forme d'anneau. Il est souvent parsemé de graines de sésame mais peut aussi être parsemé de graines de pavot ou d'autres céréales.


A Montréal, deux magasins sont célèbres pour leurs bagels : St. Viateur et Fairmount. Ils sont cités dans tous les guides touristiques du Québec. Les deux magasins se disputent le titre de meilleur bagel de la ville. Parmi les habitants de Montréal, il y a ceux qui préfèrent les bagels de St. Viateur et les partisans de Fairmount. Personnellement je trouve que les deux boutiques se valent. Par ailleurs ils ne sont pas les seuls à faire des bagels. Certains magasins de produits naturels proposent des bagels bio mais ils sont souvent surgelés.


Moi qui m'apprête à déménager, j'espère que les vancouverois sont aussi friands de bagels que les montréalais.

 


Bagel de luxe au saumon fumé

 


Bagel au fromage à tartiner et aux noix

 

 

 

 

 

 

English version


Par ApollineR - Publié dans : Journal d'expat - Communauté : Expatrie(e)s
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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /2009 04:44

Cet article fait suite à une conférence du salon Américana intitulée Vision globale : vers un changement de paradigme.


Dans un contexte où il difficile de voir ce que le futur nous réserve, il était intéressant pour moi d'assister aux conférences sur le thème du développement durable et de la prospective (qui est l'étude des avenirs possibles).


Les prochains mois et les prochaines années vont marquer un tournant pour notre modèle de société. En effet, notre système économique marche grâce à de l'énergie et des matières premières abondantes et peu chères. Mais nous sommes en train d'atteindre le "pic pétrolier". Cela veut dire que la production mondiale de pétrole va diminuer. Le pétrole va donc devenir rare et cher. Pour l'instant on n'a pas trouvé d'énergie qui puisse remplacer le pétrole. Par conséquent on se dirige vers une crise pétrolière qui va s'ajouter à la crise financière et aux problèmes posés par les changements climatiques.


L'économie doit être réinventée pour être compatible avec un contexte de rareté des ressources. En effet le pétrole se raréfie et d'autres ressources se font rares aussi comme le gaz naturel, l'eau ou les poissons. Plusieurs pistes sont évoquées pour que l'économie devienne "écohérente", c'est-à-dire cohérente avec l'écologie :


* Lutter contre le gaspillage au niveau individuel comme au niveau de l'entreprise


* Chiffrer les impacts sur l'environnement et les faire payer, par exemple en taxant les entreprises qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre. C'est la reprise du principe pollueur-payeur.


* Atteindre l'indépendance énergétique par rapport aux hydrocarbures (pétrole, gaz et charbon). C'est important pour que la société ne soit pas déstabilisée par la raréfaction de ces sources d'énergie. L'indépendance
énergétique passe par le développement des énergies renouvelables et par les économies d'énergie.


* Favoriser la réutilisation et le recyclage


* L'idée la plus audacieuse est de dématérialiser l'économie. Ca veut dire fournir des services et non plus des biens. Par exemple, au lieu d'acheter une voiture ou un vélo, on utilise un système d'auto ou de vélo-partage; au lieu d'acheter une ponceuse, on va en louer une. Cela implique moins d'activité pour les industries de fabrication et les magasins qui vendent des produits neufs. En contrepartie on aura plus d'activité dans les secteurs de la location mais aussi de la réparation, de la vente d'objets d'occasion, des regroupements de consommateurs... Ces activités favoriseront l'économie locale.





Le vélib parisien permet de profiter du vélo sans l'acheter
(photo de lone snapper sous licence Creative Commons)

 


Pour en savoir plus :

Résumé de la conférence. Cliquer sur "Prospective et économie éco-hérente"


Mes articles sur le salon :

Américana 2009, le salon des technologies environnementales

Comparaison entre plusieurs types de fenêtres

Vers un recyclage du polystyrène?

 

Par ApollineR - Publié dans : Environnement - Communauté : Humanité et environnement
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Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /2009 15:48

Cet article fait suite à une conférence du salon Américana intitulée "Mise en valeur du polystyrène issu de la collecte sélective".


Le polystyrène est un plastique que l'on retrouve sous de nombreuses formes dans la vie quotidienne : dans les boîtiers de CD, les emballages des hamburgers, les pots de yaourt ou les cales qui maintiennent les objets fragiles dans les cartons. On sait qu'un objet est en polystyrène grâce au logo distinctif du polystyrène : un triangle fléché entourant le chiffre 6.

logo du polystyrène
logo du polystyrène


Techniquement, le polystyrène est recyclable. Mais dans les faits il n'est pas récupéré par la collecte sélective. C'est d'abord une question financière. Le polystyrène peut contenir jusqu'à 98% d'air. Ce n'est pas rentable de récupérer et de transporter de gros volumes de déchets de polystyrène qui en fin de compte ne fourniront qu'une petite quantité de matière exploitable. D'autant plus que ça ne coûte pas cher de fabriquer du polystyrène à partir de pétrole.
D'autre part on ne peut pas recycler les emballages alimentaires en polystyrène quand ils sont souillés avec des restes de nourriture.

Il existe quelques projets pilote de recyclage qui sont basés sur des points d'apport volontaire. Le Centre de transfert technologique en écologie industrielle a eu l'idée de récupérer le polystyrène avec le tri sélectif et de le traiter directement dans le centre de tri. Un projet de recherche a été mis en œuvre pour voir si c'était réalisable.
Le traitement consiste à compacter le polystyrène à l'aide d'un solvant chimique. Comme ça le matériau récupéré prend beaucoup moins de place et son transport devient moins coûteux. La technique expérimentée permet d'obtenir une pâte de polystyrène aux propriétés intéressantes. Maintenant il reste à voir si cette technique va passer au stade industriel.


tas de polystyrène, Tsukiji Fish Markets
photo de roryrory sous licence Creative Commons


Pour en savoir plus :

Résumé de la conférence. Cliquer sur "Reuse of Polystyrene Collected from Recycling"


Mes articles sur le salon :

Américana 2009, le salon des technologies environnementales

Comparaison entre plusieurs types de fenêtres

Une mutation complète de l'économie pour plus "d'écohérence"

 

Par ApollineR - Publié dans : Environnement - Communauté : Humanité et environnement
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /2009 17:20

Cet article fait suite à une conférence du salon Américana intitulée Analyse du cycle de vie de fenêtres : avec gaines en bois et en aluminium, en chlorure de polyvinyle et en fibre de verre.


La conférencière s'est intéressée aux cadres de fenêtres en PVC, en bois recouvert d'aluminium et en fibres de verre disponibles en Amérique du Nord. Pour savoir quel matériau est le meilleur pour l'environnement, elle a réalisé une analyse de cycle de vie. L'analyse de cycle de vie est un outil qui permet de mesurer l'impact sur l'environnement d'un produit tout au long de son existence : lors de sa fabrication, de son utilisation et lorsqu'il devient un déchet. L'analyse de cycle de vie a permis de déterminer que la pire option pour l'environnement est le PVC et que la meilleure option est la fenêtre avec un cadre en bois recouvert de fibres de verre.

L'analyse de cycle de vie est un outil intéressant mais il faut savoir que le résultat dépend d'un grand nombre de paramètres. Et il suffit de modifier un paramètre pour changer les résultats.
Par exemple si on fabrique une fenêtre qui dure plus longtemps, son impact sur l'environnement diminue. En effet dans ce cas on change moins souvent de fenêtres donc on fabrique moins de nouvelles fenêtres et on jette moins de fenêtres à la poubelle. Autrement dit on utilise moins de ressources et d'énergie pour la fabrication et on produit moins de déchets.


fenêtre
photo de Tambako the Jaguar sous licence Creative Commons

 

Pour en savoir plus :

Résumé de la conférence (en anglais). Cliquer sur "Life Cycle Analysis of windows: Al-Clad Wood, PVC and Fiberglass"

 

Mes articles sur le salon :

Américana 2009, le salon des technologies environnementales

Vers un recyclage du polystyrène?

Une mutation complète de l'économie pour plus "d'écohérence"

Par ApollineR - Publié dans : Environnement - Communauté : Humanité et environnement
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /2009 04:36

Le mois dernier, j'ai eu l'opportunité d'aller à Américana, le salon international des technologies environnementales de Montréal.

logo salon Americana

J'ai fait le tour des stands répartis dans un grand hall. Les entreprises étaient venues là pour trouver des clients potentiels mais elles ont bien voulu répondre à mes questions car j'étais curieuse de savoir ce que c'était les technologies environnementales. Quelques exemples d'entreprises du domaine des technologies environnementales : des entreprises qui collectent et traitent les déchets, des entreprises de dépollution, de traitement des eaux, des sociétés de services environnementaux... Elles existent grâce aux réglementations environnementales de plus en plus strictes et parce que l'environnement est devenu une préoccupation qu'on ne peut plus ignorer. Pour elles l'environnement est d'abord un business qui a un grand potentiel d'avenir.



Quelques actions ont été mises en place pour montrer que les organisateurs du salon se soucient de l'écologie : le palais des congrès a un système de tri sélectif, le self service du salon servait les plats dans de la vaisselle compostable, il y avait un point de récupération des badges... Ce sont de bonnes initiatives mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il s'agit de mesures gadget qui ne suffisent pas à compenser l'impact sur l'environnement de l'évènement. Un tel évènement c'est du gaspillage de papier, des camions de livraison, des visiteurs qui viennent du monde entier en voiture ou en avion, de l'énergie utilisée sur le lieu du salon... C'est forcément polluant. Faute de pouvoir éliminer toute cette pollution, certains organisateurs de salons dits "carboneutres" tentent de la compenser en finançant des projets écologiques. Mais à ma connaissance, Americana n'est pas carboneutre. 

 

fleur

image (c) Americana

J'ai aussi eu l'occasion d'assister à des conférences très intéressantes. J'y ai pris quelques notes que j'ai retranscrites sur ce blog dans plusieurs articles :

Comparaison entre plusieurs types de fenêtres

Vers un recyclage du polystyrène?

Une mutation complète de l'économie pour plus "d'écohérence"

Par ApollineR - Publié dans : Environnement - Communauté : Humanité et environnement
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /2009 17:34

Cet article est la suite de Manger bio à Montréal : l'étiquetage


guide bio nature équitable Faire ses courses de produits bio nécessite d'être vigilant et de bien lire les étiquettes parce que ce n'est pas évident de s'y retrouver entre les différents logos. J'ai appris à faire attention mais j'avais un autre problème : les quelques magasins de produits naturels que j'avais repérés étaient assez loin de chez moi. "Comment m'approvisionner en aliments bio sans aller à l'autre bout de la ville?" me demandais-je en regardant mon frigo vide. Apparemment je n'étais pas la seule habitante du Québec à me poser la question puisque les éditions du Petit Futé ont publié en 2005 un guide bio nature équitable pour le Québec.

Ce petit livre très utile recense tous les magasins de produits naturels du Québec, les boulangeries, les restaurants végétariens, les herboristeries, les magasins de cosmétiques naturels et les fermes du réseau de l'agriculture soutenue par la communauté (l'équivalents des AMAP ou "paniers bio" français). On y trouve aussi des informations sur les loisirs nature, les associations environnementales, les écomusées, les friperies et les ressourceries (qui remettent en état et revendent les objets dont les gens ne veulent plus). En résumé, le guide bio nature équitable est un concentré de toutes les bonnes adresses pour les personnes sensibilisées à l'écologie et au bio.


logo du site Zetika Dans le même ordre d'idées, le site internet Zetika ( http://www.zetika.com/repertoire-de-la-consommation/ ) est un autre outil qui liste les magasins où acheter des produits bio, écolo ou équitables près de chez soi (pour la liste des magasins bio, cliquez sur "Marché d'alimentation naturelle").

 



En ce qui me concerne, j'ai bien épluché le guide du Petit Futé et le site Zetika et j'ai du me rendre à l'évidence : j'habite un quartier sinistré question bio. Pour aller au magasin de produits naturels le plus proche, il faut que prendre le bus et en plus il n'a pas un très grand choix de produits. Donc je fais avec ce que je trouve et de temps en temps on se bloque 2h pour aller faire un plein au marché Jean Talon ou à l'épicerie (= supermarché) Provigo Mt-Royal, St-Urbain qui offrent un plus grand choix de produits bio.

Par ApollineR - Publié dans : Conso - Communauté : Humanité et environnement
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /2009 19:41
En atterrissant à Montréal, j'étais étonnée de ne pas voir de magasins bio. Quand je repérais le mot "nature" sur une vitrine, il s'agissait en général de magasins qui vendent des compléments alimentaires. Je ne crois pas qu'il y ait en France l'équivalent de ces boutiques remplies de pots de pilules qui ont toutes des usages différents.

 

A mon arrivée, j'ai donc commencé par acheter quelques aliments bio trouvés en supermarché.

J'ai quand même repéré quelques magasins de produits naturels au cours de mes déplacements dans la ville. On parle de magasins de produits naturels car ils vendent à la fois des produits biologiques et des produits non biologiques, à la différence des magasins bio français qui ne vendent que du bio. Ainsi, au Québec, dans le même rayon cohabitent des confitures bio (à base de fruits qui n'ont pas été traités aux pesticides chimiques) et des confitures à base de fruits issus de l'agriculture conventionnelle (traités aux pesticides chimiques). Cela demande donc d'être attentif quand on fait ses courses si on ne veut pas payer le prix fort pour des produits qui n'ont pas la valeur ajoutée que représente un label bio.


D'autre part, il n'y a pas de label officiel bien identifiable comme il existe en France, en Europe ou aux Etats Unis.  

Quelques exemples de labels bio officiels :


Label bio français


Label bio français


Label bio européen

Label bio européen


Label bio américain


Label bio américain

 

Pour repérer qu'un produit est bio, il faut qu'il y ait écrit "biologique" ainsi que le nom de l'organisme certificateur (par exemple Ecocert Canada). Sur le site du Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV), on peut trouver les normes biologiques de référence du Québec, le logo Bio Québec (que je n'ai presque jamais vu en magasin) ainsi que la liste des organismes de certification accrédités par le Québec.
Les organismes de certification contrôlent les producteurs bio pour vérifier qu'ils respectent bien les normes de l'agriculture biologique. Théoriquement le Québec devrait également faire des contrôles mais il n'y a pas d'inspecteur faute de budget (à ce sujet cf cet article publié en octobre 2008 dans le quotidien le Soleil). 

Label bio québécois
Label bio québécois

 

Ne nous plaignons pas, dans les autres provinces canadiennes c'est pire : on demande aux acteurs du bio de s'autoréglementer et il n'y a aucune intervention de l'état. Seuls le Québec et la Colombie Britannique ont un programme de certification biologique. Il y a quand même un projet de Règlement sur les produits biologiques pour avoir enfin un label « Biologique Canada » réglementé et valable dans tout le Canada. J'espère que ça va vite aboutir.


1,5 % des exploitations agricoles canadiennes produisent du bio. Ca ne suffit pas pour satisfaire la demande donc beaucoup d'aliments bio sont importés de l'étranger. Dans les rayons des épiceries santé, on trouve des produits canadiens mais aussi des produits d'Europe ou des Etats Unis qui portent différents logos : des logos officiels des pays exportateurs mais aussi des logos privés apposés par les organismes de certification. Bref, avec tous ces logos il y a de quoi en perdre son latin. 

Quelques exemples de labels bio privés (chaque organisme de certification a son propre logo) :


Logo de Québec Vrai       Logo de Québec Vrai    


Logos de Québec Vrai


Logo de Quality Assurance International

Logo de Quality Assurance International


Logos de Ecocert Canada


L
ogos de Ecocert Canada

 


La deuxième partie de cet article est publiée sous le titre Manger bio à Montréal : où s'approvisionner


Par ApollineR - Publié dans : Conso - Communauté : Humanité et environnement
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 02:33

Un nouvel épisode de mes aventures au Canada


Fin décembre : 
Après qu'il ait plu et que la température ait varié en dessous et au dessus de zéro, la ville est devenue une patinoire géante. A chaque pas on manque de s'étaler. Du coup les gens marchent sur la route.

26 décembre : Le jour après Noël, c'est le Boxing Day, le jour des soldes en Amérique du Nord. Il y a du monde dans les magasins mais apparemment moins que d'habitude à cause de la crise financière.

Première semaine de janvier : 
En regardant la météo qui annonce -6°C, je me surprends à penser "ça va aujourd'hui". En fait c'est relatif. En dessous de -10°C, le froid me brûle le visage et c'est très désagréable. Alors qu'à -6°C, mes vêtements me protègent suffisamment pour que je puisse marcher en ville sans être trop gênée.

Samedi après-midi, je me relaxe en profitant de la tranquillité du week-end quand soudain j'entends l'Homme crier "Y'a une souris!". Panique à bord. La souris s'est réfugiée derrière le meuble télé. Armée d'un balais, j'essaie de l'empêcher de sortir en poussant des cris de guerre. 

ApollineR et la bête



Pendant ce temps, l'Homme construit une barricade avec des meubles et des cartons. Le siège commence. On pulvérise de l'insecticide derrière le meuble en espérant que ça la fasse bouger.
Au bout d'un certain temps, elle sort à découvert. L'Homme bondit sur elle et parvient à l'emprisonner sous le bac de recyclage retourné.
Je ne détaillerai pas plus la triste fin de la bête.

Deuxième semaine de janvier : 
Lundi après-midi, l'Homme m'appelle sur le cellulaire (= téléphone portable) et me dit "Y'a une autre souris!". Il me raconte qu'il a vu une souris tranquillement installée à ses pieds en train de le regarder. Mais le temps de réagir elle avait déjà filé. Le propriétaire vient installer des tapettes à souris. Comme appât il n'utilise pas de gruyère mais du beurre de cacahuète dont les souris québécoise seraient très friandes. 

Mardi matin, le beurre de cacahuète a été mangé jusqu'à la dernière goutte mais il n'y a aucune souris dans le piège! Ca me rappelle un de mes livres d'enfance "Madame Brisby et le secret de Nimh" de Robert O' Brien qui raconte l'histoire de rats surdoués, trop malins pour se faire piéger. 
Apparemment notre problème ne vient pas de l'intelligence des souris mais des pièges qui sont des contrefaçons. Le propriétaire installe de nouveaux pièges.

Mardi soir, une souris gourmande (mais pas surdouée celle-là) se fait attraper. Le claquement assourdissant du piège m'a fait sursauter jusqu'au plafond. Normalement il n'y a plus de souris mais il faut quand même laisser les pièges quelques semaines au cas où.


Par ApollineR - Publié dans : Journal d'expat - Communauté : Expatrie(e)s
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