Un nouvel épisode de mes aventures au Canada
Fin décembre :
Après qu'il ait plu et que la température ait varié en dessous et au dessus de zéro, la ville est devenue une patinoire géante. A chaque pas on manque de s'étaler. Du coup les gens marchent sur
la route.
26 décembre : Le jour après Noël, c'est le Boxing Day, le jour des soldes en Amérique du Nord. Il y a du monde dans les magasins mais apparemment moins que d'habitude à cause de la crise
financière.
Première semaine de janvier :
En regardant la météo qui annonce -6°C, je me surprends à penser "ça va aujourd'hui". En fait c'est relatif. En dessous de -10°C, le froid me brûle le visage et c'est très désagréable. Alors qu'à
-6°C, mes vêtements me protègent suffisamment pour que je puisse marcher en ville sans être trop gênée.
Samedi après-midi, je me relaxe en profitant de la tranquillité du week-end quand soudain j'entends l'Homme crier "Y'a une souris!". Panique à bord. La souris s'est réfugiée derrière le meuble
télé. Armée d'un balais, j'essaie de l'empêcher de sortir en poussant des cris de guerre.
Pendant ce temps, l'Homme construit une barricade avec des meubles et des cartons. Le siège commence. On pulvérise de l'insecticide derrière le meuble en espérant que ça la fasse bouger.
Au bout d'un certain temps, elle sort à découvert. L'Homme bondit sur elle et parvient à l'emprisonner sous le bac de recyclage retourné.
Je ne détaillerai pas plus la triste fin de la bête.
Deuxième semaine de janvier :
Lundi après-midi, l'Homme m'appelle sur le cellulaire (= téléphone portable) et me dit "Y'a une autre souris!". Il me raconte qu'il a vu une souris tranquillement installée à ses pieds en train
de le regarder. Mais le temps de réagir elle avait déjà filé. Le propriétaire vient installer des tapettes à souris. Comme appât il n'utilise pas de gruyère mais du beurre de cacahuète dont les
souris québécoise seraient très friandes.
Mardi matin, le beurre de cacahuète a été mangé jusqu'à la dernière goutte mais il n'y a aucune souris dans le piège! Ca me rappelle un de mes livres d'enfance "Madame Brisby et le secret de
Nimh" de Robert O' Brien qui raconte l'histoire de rats surdoués, trop malins pour se faire piéger.
Apparemment notre problème ne vient pas de l'intelligence des souris mais des pièges qui sont des contrefaçons. Le propriétaire installe de nouveaux pièges.
Mardi soir, une souris gourmande (mais pas surdouée celle-là) se fait attraper. Le claquement assourdissant du piège m'a fait sursauter jusqu'au plafond. Normalement il n'y a plus de souris mais
il faut quand même laisser les pièges quelques semaines au cas où.