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Journal d'expat

Mercredi 30 septembre 2009

Pour les touristes, Vancouver ressemble à cette photo de carte postale avec la mer, la montagne et des gratte-ciel :


Vancouver


On y voit le centre-ville de Vancouver, le "Downtown", qui est parsemé de tours.
Mais c'est oublier que la plus grande surface de la ville ressemble plutôt à ça :


maisons à Vancouver maisons à Vancouver

Des kilomètres et des kilomètres de "banlieues pavillonnaires", à la différence que ces quartiers résidentiels ne sont pas en banlieue mais appartiennent bien à la ville de Vancouver.

Les façades des maisons se suivent et se ressemblent. Le gazon doit être d'un vert éclatant et tondu bien ras. La façade avant doit être impeccable. L'apparence compte beaucoup.

Pourtant la porte d'entrée ne sert pas tellement. On est en Amérique du Nord, le royaume du tout bagnole. Les déplacements se font en voiture et on accède à la voiture par la porte de derrière qui donne sur la "ruelle".


ruelle à Vancouver


Au Canada, une ruelle (alley ou lane en anglais) est une petite rue entre deux rues qui sert aux résidents à accéder à leur maison en auto. Une ruelle n'a pas de nom et ne sert qu'à la circulation des riverains. Si on prend par exemple deux rues parallèles, la 63e avenue et la 64e avenue, il y a une ruelle parallèle qui est entre ces deux rues. Et les habitants des 63e et 64e avenues prennent cette allée en voiture pour rentrer ou sortir de chez eux. On voit bien la ruelle au milieu des deux rues sur cette photo satellite de google map :


ruelle à Vancouver (source : google map)


Les ruelles permettent de jeter un coup d'œil sur les façades arrière des maisons, moins aseptisées que les façades avant. On y trouve le garage pour la ou plutôt les voitures. Il y a aussi souvent une terrasse à l'étage.


maisons à Vancouver


La terrasse est indispensable pour l'activité favorite du vancouvérois : le barbecue dominical.


maison à Vancouver


Il y a l'espace pour faire sécher le linge et jardiner quelques tomates.


maison à Vancouver
maison à Vancouver

L'arrière de la maison sert aussi à stocker les poubelles et parfois, avouons-le, à cacher le bordel.


maison à Vancouver maison à Vancouver

Je regarde les maisons et je me demande quelle vie ont  leurs habitants. Sont-ils aussi conformistes que leurs résidences? La maison individuelle, qui est le rêve de beaucoup de gens, fait-elle le bonheur? J'imagine plutôt des vies prises dans une routine immuable. Ca ne m'étonnerait pas que ces façades soignées abritent quelques desperate houswives.


Par ApollineR
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Lundi 29 juin 2009
L'autre jour, j'ai fait un petit tour à Stanley Park, le plus connu des parcs de Vancouver. Alors que je marchais, mon attention a été attirée par un bruissement dans les fourrés. Je croyais voir un oiseau ou un écureuil mais à la place est sorti un animal que je n'avais jamais vu avant. C'était un petit mammifère noir et blanc. Il n'arrêtait pas de bouger alors je n'ai pas réussi à le prendre en photo et à ma grande déception il a disparu derrière un buisson.


Je continuai mon chemin. Quelques mètres plus loin, je me suis aperçue que le coin était en fait truffé de ces petits animaux. Gavés de cacahouettes par les visiteurs du parc, ils n'étaient pas très farouches. Quelques uns tournaient, l'air fasciné, autour d'un vieux monsieur avec une canne. J'en ai profité pour les prendre en photo :

 

 

 

 

Sur un panneau explicatif du parc, j'ai vu un dessin représentant l'animal mystérieux avec son nom anglais "raccoon". En rentrant j'ai consulté mon dictionnaire et appris que j'avais rencontré des ratons laveurs vancouvérois.



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Par ApollineR
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Lundi 11 mai 2009

Je reprends mon journal de voyage puisqu'on repart mais cette fois pour Vancouver.
En arrivant à Montréal, on avait 2 valises. Même si on n'a pas acheté beaucoup de choses, on a une valise de plus en repartant. On a surtout accumulé beaucoup de paperasse qu'il faut trier.

Go west!


Jour du départ : La poignée de la valise de l'Homme casse juste avant de partir. Sinon le voyage se passe bien. 5h30 de vol et 3h de décalage horaire. En arrivant à l'aéroport de Vancouver, on achète une carte de bus pour rejoindre l'hôtel. Sous un beau soleil, on parcourt en bus des rues où s'alignent des pavillons avec leurs jardins fleuris. On a réservé un hôtel un peu plus haut de gamme que d'habitude en espérant qu'il n'y ait pas de punaises. Parce que, comme Montréal, Vancouver n'est pas épargnée par les punaises.
Après avoir déposé les valises, on part à la recherche de nourriture. On va au supermarché à côté de l'hôtel. Étonnamment les emballages des produits sont écrits en anglais et en français. On essaie de trouver une salade ou un sandwich mais tout ce qu'on voit n'a pas l'air très comestible. On se rabat sur 2 bols de nouilles chinoises qu'on fera cuire en faisant chauffer de l'eau chaude dans notre chambre d'hôtel.


2e jour à Vancouver : On a encore en mémoire la galère pour trouver un logement à Montréal. Du coup l'Homme a anticipé et répondu à des annonces de location avant de partir. Il a pris rendez-vous pour visiter un appartement meublé ce jour. Le propriétaire nous a déjà fait remplir un questionnaire et a contacté notre précédent propriétaire pour se renseigner sur nous. On décide de prendre l'appartement et on signe un contrat de location avec le propriétaire.


3e jour à Vancouver : On s'installe dans l'appartement après avoir fait l'état des lieux avec le propriétaire. On commence le ménage de l'appartement et on fait quelques courses. Enfin on se pose et on se régale de spaghettis à la sauce tomate.


spaghettis
photo de chooyutshing sous licence Creative Commons


4e jour à Vancouver : Une fois qu'on a une adresse, on peut attaquer les formalités administratives : transmettre sa nouvelle adresse à une douzaine d'organismes, le téléphone, l'inscription à l'assurance maladie, l'échange du permis de conduire... Venant du Québec, les formalités sont quand même plus simples que si on était venu à Vancouver depuis la France. On va aussi chercher des informations sur les cours d'anglais proposés par le gouvernement.


Les jours suivants, on prend nos marques dans la ville.


 

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Par ApollineR
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Vendredi 1 mai 2009

Alors que chez moi, je cuisine toujours à la française, il y a quand même une spécialité montréalaise que j'ai adoptée : le bagel. C'est un petit pain en forme d'anneau. Il est souvent parsemé de graines de sésame mais peut aussi être parsemé de graines de pavot ou d'autres céréales.


A Montréal, deux magasins sont célèbres pour leurs bagels : St. Viateur et Fairmount. Ils sont cités dans tous les guides touristiques du Québec. Les deux magasins se disputent le titre de meilleur bagel de la ville. Parmi les habitants de Montréal, il y a ceux qui préfèrent les bagels de St. Viateur et les partisans de Fairmount. Personnellement je trouve que les deux boutiques se valent. Par ailleurs ils ne sont pas les seuls à faire des bagels. Certains magasins de produits naturels proposent des bagels bio mais ils sont souvent surgelés.


Moi qui m'apprête à déménager, j'espère que les vancouverois sont aussi friands de bagels que les montréalais.

 


Bagel de luxe au saumon fumé

 


Bagel au fromage à tartiner et aux noix

 

 

 

 

 

 

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Par ApollineR
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Mercredi 4 mars 2009

Un nouvel épisode de mes aventures au Canada


Fin décembre : 
Après qu'il ait plu et que la température ait varié en dessous et au dessus de zéro, la ville est devenue une patinoire géante. A chaque pas on manque de s'étaler. Du coup les gens marchent sur la route.

26 décembre : Le jour après Noël, c'est le Boxing Day, le jour des soldes en Amérique du Nord. Il y a du monde dans les magasins mais apparemment moins que d'habitude à cause de la crise financière.

Première semaine de janvier : 
En regardant la météo qui annonce -6°C, je me surprends à penser "ça va aujourd'hui". En fait c'est relatif. En dessous de -10°C, le froid me brûle le visage et c'est très désagréable. Alors qu'à -6°C, mes vêtements me protègent suffisamment pour que je puisse marcher en ville sans être trop gênée.

Samedi après-midi, je me relaxe en profitant de la tranquillité du week-end quand soudain j'entends l'Homme crier "Y'a une souris!". Panique à bord. La souris s'est réfugiée derrière le meuble télé. Armée d'un balais, j'essaie de l'empêcher de sortir en poussant des cris de guerre. 

ApollineR et la bête



Pendant ce temps, l'Homme construit une barricade avec des meubles et des cartons. Le siège commence. On pulvérise de l'insecticide derrière le meuble en espérant que ça la fasse bouger.
Au bout d'un certain temps, elle sort à découvert. L'Homme bondit sur elle et parvient à l'emprisonner sous le bac de recyclage retourné.
Je ne détaillerai pas plus la triste fin de la bête.

Deuxième semaine de janvier : 
Lundi après-midi, l'Homme m'appelle sur le cellulaire (= téléphone portable) et me dit "Y'a une autre souris!". Il me raconte qu'il a vu une souris tranquillement installée à ses pieds en train de le regarder. Mais le temps de réagir elle avait déjà filé. Le propriétaire vient installer des tapettes à souris. Comme appât il n'utilise pas de gruyère mais du beurre de cacahuète dont les souris québécoise seraient très friandes. 

Mardi matin, le beurre de cacahuète a été mangé jusqu'à la dernière goutte mais il n'y a aucune souris dans le piège! Ca me rappelle un de mes livres d'enfance "Madame Brisby et le secret de Nimh" de Robert O' Brien qui raconte l'histoire de rats surdoués, trop malins pour se faire piéger. 
Apparemment notre problème ne vient pas de l'intelligence des souris mais des pièges qui sont des contrefaçons. Le propriétaire installe de nouveaux pièges.

Mardi soir, une souris gourmande (mais pas surdouée celle-là) se fait attraper. Le claquement assourdissant du piège m'a fait sursauter jusqu'au plafond. Normalement il n'y a plus de souris mais il faut quand même laisser les pièges quelques semaines au cas où.


Par ApollineR
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