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Environnement

Lundi 26 octobre 2009

Samedi 24 octobre j'ai participé à journée internationale d'action pour le climat organisée par les collectifs 350.org et Bridge to a cool planet (un mouvement local dont le nom signifie littéralement "Pont vers une planète fraîche"). Le but de cette journée était de faire pression sur les gouvernements avant le sommet de Copenhague le 7 décembre pour qu'ils s'engagent à agir face à la crise climatique.


A Vancouver ça se passait sur le Cambie Bridge. 5000 personnes ont manifesté entre le pont et le musée des sciences, Science World, où des animations ont eu lieu l'après-midi. Le temps était beau et l'ambiance conviviale. Je n'avais pas mon appareil photo alors j'ai repris quelques photos trouvées sur internet :


manifestation pour le climat sur le Cambie Bridge
photo de 350.org sous licence Creative Commons


Dans le défilé on pouvait voir pas mal de vélos et de personnes venues en famille. Quelques participants étaient déguisés. Les deux costumes en photo étaient particulièrement réussis.
Le dinosaure, à droite, a une pancarte que l'on peut traduire par : "Nous avons été frappés par un astéroïde. Vous, quelle est la raison de votre extinction? Les autoroutes?"


homme déguisé en oiseau      homme déguisé en dinosaure
                        photos de ajfis2 et 350.org sous licence Creative Commons


Un enfant tient un panneau qui dit "Moi j'ai mangé mes broccolis. Vous, vous réglez le climat?"


manifestation pour le climat sur le Cambie Bridge. enfant avec un panneau.
photo de 350.org sous licence Creative Commons

 


Une bannière géante a été accrochée sur le pont. Il y est écrit : "Les canadiens se sentent concernés. Il faut agir
maintenant pour le climat !"


bannière déployée sur le Cambie Bridge
photo de 350.org sous licence Creative Commons

 


La journée est passée mais vous pouvez encore participer à la mobilisation contre le changement climatique :

* en signant la pétition sur le site tck tck tck

* en téléchargeant gratuitement la chanson Beds are Burning sur le site Time for climate justice. Les téléchargements sont décomptés comme autant d'appels à l'action.

* en faisant passer le message

 

 

English version


 

 

 

 

Par ApollineR
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Lundi 27 avril 2009

Cet article fait suite à une conférence du salon Américana intitulée Vision globale : vers un changement de paradigme.


Dans un contexte où il difficile de voir ce que le futur nous réserve, il était intéressant pour moi d'assister aux conférences sur le thème du développement durable et de la prospective (qui est l'étude des avenirs possibles).


Les prochains mois et les prochaines années vont marquer un tournant pour notre modèle de société. En effet, notre système économique marche grâce à de l'énergie et des matières premières abondantes et peu chères. Mais nous sommes en train d'atteindre le "pic pétrolier". Cela veut dire que la production mondiale de pétrole va diminuer. Le pétrole va donc devenir rare et cher. Pour l'instant on n'a pas trouvé d'énergie qui puisse remplacer le pétrole. Par conséquent on se dirige vers une crise pétrolière qui va s'ajouter à la crise financière et aux problèmes posés par les changements climatiques.


L'économie doit être réinventée pour être compatible avec un contexte de rareté des ressources. En effet le pétrole se raréfie et d'autres ressources se font rares aussi comme le gaz naturel, l'eau ou les poissons. Plusieurs pistes sont évoquées pour que l'économie devienne "écohérente", c'est-à-dire cohérente avec l'écologie :


* Lutter contre le gaspillage au niveau individuel comme au niveau de l'entreprise


* Chiffrer les impacts sur l'environnement et les faire payer, par exemple en taxant les entreprises qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre. C'est la reprise du principe pollueur-payeur.


* Atteindre l'indépendance énergétique par rapport aux hydrocarbures (pétrole, gaz et charbon). C'est important pour que la société ne soit pas déstabilisée par la raréfaction de ces sources d'énergie. L'indépendance
énergétique passe par le développement des énergies renouvelables et par les économies d'énergie.


* Favoriser la réutilisation et le recyclage


* L'idée la plus audacieuse est de dématérialiser l'économie. Ca veut dire fournir des services et non plus des biens. Par exemple, au lieu d'acheter une voiture ou un vélo, on utilise un système d'auto ou de vélo-partage; au lieu d'acheter une ponceuse, on va en louer une. Cela implique moins d'activité pour les industries de fabrication et les magasins qui vendent des produits neufs. En contrepartie on aura plus d'activité dans les secteurs de la location mais aussi de la réparation, de la vente d'objets d'occasion, des regroupements de consommateurs... Ces activités favoriseront l'économie locale.





Le vélib parisien permet de profiter du vélo sans l'acheter
(photo de lone snapper sous licence Creative Commons)

 


Pour en savoir plus :

Résumé de la conférence. Cliquer sur "Prospective et économie éco-hérente"


Mes articles sur le salon :

Américana 2009, le salon des technologies environnementales

Comparaison entre plusieurs types de fenêtres

Vers un recyclage du polystyrène?

 

Par ApollineR
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Samedi 25 avril 2009

Cet article fait suite à une conférence du salon Américana intitulée "Mise en valeur du polystyrène issu de la collecte sélective".


Le polystyrène est un plastique que l'on retrouve sous de nombreuses formes dans la vie quotidienne : dans les boîtiers de CD, les emballages des hamburgers, les pots de yaourt ou les cales qui maintiennent les objets fragiles dans les cartons. On sait qu'un objet est en polystyrène grâce au logo distinctif du polystyrène : un triangle fléché entourant le chiffre 6.

logo du polystyrène
logo du polystyrène


Techniquement, le polystyrène est recyclable. Mais dans les faits il n'est pas récupéré par la collecte sélective. C'est d'abord une question financière. Le polystyrène peut contenir jusqu'à 98% d'air. Ce n'est pas rentable de récupérer et de transporter de gros volumes de déchets de polystyrène qui en fin de compte ne fourniront qu'une petite quantité de matière exploitable. D'autant plus que ça ne coûte pas cher de fabriquer du polystyrène à partir de pétrole.
D'autre part on ne peut pas recycler les emballages alimentaires en polystyrène quand ils sont souillés avec des restes de nourriture.

Il existe quelques projets pilote de recyclage qui sont basés sur des points d'apport volontaire. Le Centre de transfert technologique en écologie industrielle a eu l'idée de récupérer le polystyrène avec le tri sélectif et de le traiter directement dans le centre de tri. Un projet de recherche a été mis en œuvre pour voir si c'était réalisable.
Le traitement consiste à compacter le polystyrène à l'aide d'un solvant chimique. Comme ça le matériau récupéré prend beaucoup moins de place et son transport devient moins coûteux. La technique expérimentée permet d'obtenir une pâte de polystyrène aux propriétés intéressantes. Maintenant il reste à voir si cette technique va passer au stade industriel.


tas de polystyrène, Tsukiji Fish Markets
photo de roryrory sous licence Creative Commons


Pour en savoir plus :

Résumé de la conférence. Cliquer sur "Reuse of Polystyrene Collected from Recycling"


Mes articles sur le salon :

Américana 2009, le salon des technologies environnementales

Comparaison entre plusieurs types de fenêtres

Une mutation complète de l'économie pour plus "d'écohérence"

 

Par ApollineR
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Jeudi 23 avril 2009

Cet article fait suite à une conférence du salon Américana intitulée Analyse du cycle de vie de fenêtres : avec gaines en bois et en aluminium, en chlorure de polyvinyle et en fibre de verre.


La conférencière s'est intéressée aux cadres de fenêtres en PVC, en bois recouvert d'aluminium et en fibres de verre disponibles en Amérique du Nord. Pour savoir quel matériau est le meilleur pour l'environnement, elle a réalisé une analyse de cycle de vie. L'analyse de cycle de vie est un outil qui permet de mesurer l'impact sur l'environnement d'un produit tout au long de son existence : lors de sa fabrication, de son utilisation et lorsqu'il devient un déchet. L'analyse de cycle de vie a permis de déterminer que la pire option pour l'environnement est le PVC et que la meilleure option est la fenêtre avec un cadre en bois recouvert de fibres de verre.

L'analyse de cycle de vie est un outil intéressant mais il faut savoir que le résultat dépend d'un grand nombre de paramètres. Et il suffit de modifier un paramètre pour changer les résultats.
Par exemple si on fabrique une fenêtre qui dure plus longtemps, son impact sur l'environnement diminue. En effet dans ce cas on change moins souvent de fenêtres donc on fabrique moins de nouvelles fenêtres et on jette moins de fenêtres à la poubelle. Autrement dit on utilise moins de ressources et d'énergie pour la fabrication et on produit moins de déchets.


fenêtre
photo de Tambako the Jaguar sous licence Creative Commons

 

Pour en savoir plus :

Résumé de la conférence (en anglais). Cliquer sur "Life Cycle Analysis of windows: Al-Clad Wood, PVC and Fiberglass"

 

Mes articles sur le salon :

Américana 2009, le salon des technologies environnementales

Vers un recyclage du polystyrène?

Une mutation complète de l'économie pour plus "d'écohérence"

Par ApollineR
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Mercredi 22 avril 2009

Le mois dernier, j'ai eu l'opportunité d'aller à Américana, le salon international des technologies environnementales de Montréal.

logo salon Americana

J'ai fait le tour des stands répartis dans un grand hall. Les entreprises étaient venues là pour trouver des clients potentiels mais elles ont bien voulu répondre à mes questions car j'étais curieuse de savoir ce que c'était les technologies environnementales. Quelques exemples d'entreprises du domaine des technologies environnementales : des entreprises qui collectent et traitent les déchets, des entreprises de dépollution, de traitement des eaux, des sociétés de services environnementaux... Elles existent grâce aux réglementations environnementales de plus en plus strictes et parce que l'environnement est devenu une préoccupation qu'on ne peut plus ignorer. Pour elles l'environnement est d'abord un business qui a un grand potentiel d'avenir.



Quelques actions ont été mises en place pour montrer que les organisateurs du salon se soucient de l'écologie : le palais des congrès a un système de tri sélectif, le self service du salon servait les plats dans de la vaisselle compostable, il y avait un point de récupération des badges... Ce sont de bonnes initiatives mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il s'agit de mesures gadget qui ne suffisent pas à compenser l'impact sur l'environnement de l'évènement. Un tel évènement c'est du gaspillage de papier, des camions de livraison, des visiteurs qui viennent du monde entier en voiture ou en avion, de l'énergie utilisée sur le lieu du salon... C'est forcément polluant. Faute de pouvoir éliminer toute cette pollution, certains organisateurs de salons dits "carboneutres" tentent de la compenser en finançant des projets écologiques. Mais à ma connaissance, Americana n'est pas carboneutre. 

 

fleur

image (c) Americana

J'ai aussi eu l'occasion d'assister à des conférences très intéressantes. J'y ai pris quelques notes que j'ai retranscrites sur ce blog dans plusieurs articles :

Comparaison entre plusieurs types de fenêtres

Vers un recyclage du polystyrène?

Une mutation complète de l'économie pour plus "d'écohérence"

Par ApollineR
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