J'ai raconté comment je suis passée de la grande surface au
primeur pour faire mes courses. Cette solution me convenait bien jusqu'à ce que je tombe par hasard sur internet sur des témoignages de personnes qui faisaient leurs courses au marché.
Elles racontaient qu'elles achetaient directement à des petits producteurs et que ça ne leur revenait pas cher pour une très bonne qualité. Je les lisais avec envie, parce que Paris n'est pas le
meilleur endroit pour trouver des producteurs locaux.
J'ai quand même fait un tour au marché près de chez moi. J'y ai trouvé beaucoup de revendeurs qui vendent des fruits et légumes de tous origines comme les primeurs. D'ailleurs ils se fournissent
en général au même endroit : aux halles de Rungis qui fournissent toute la Région Parisienne.
un revendeur (la présence de bananes importées prouve que ce n'est pas un producteur local)
Et en faisant le tour du marché, j'ai trouvé un petit producteur d'Ile de France. C'était écrit "producteur" sur son stand. Il vendait des produits locaux et de saison. C'était bon, moins cher
qu'au primeur et je savais d'où venaient les produits.
un petit producteur : salades et radis viennent de la Région parisienne
A force d'arpenter les allées du marché, j'ai aussi trouvé un producteur de fruits et légumes sans pesticides. En fait les fruits et légumes étaient cultivés selon les principes de l'agriculture
biologiques. Seulement ils n'étaient pas certifiés parce qu'ils trouvaient que c'est trop contraignant. Quand on n'a pas la garantie que donne la certification bio, c'est une question de
confiance envers le producteur. La confiance vient avec le temps mais on peut aussi remarquer que les fruits et légumes bio sont souvent moins parfait esthétiquement parlant que les fruits et
légumes conventionnels. Par exemple les pommes sont plus petites, les carottes sont un peu terreuses et biscornues, les oignons n'ont pas tous la même taille etc. Mais par contre ils sont très
bons.
un petit producteur bio : en Automne, il vend des carottes, pommes de terre et courges de la région
Et maintenant?
Je suis dans un pays où la malbouffe a presque gagné la partie. On peut manger successivement des crevettes, du fromage puis des fraises qui partagent la même absence de goût. On a l'impression
de manger la même chose, il n'y a que la texture qui change.
C'est là qu'on se rend compte de l'importance de soutenir les petits producteurs qui font de la qualité. Parce que le jour où ils ne sont plus là, c'est trop tard et on se retrouve à manger
de la merde.
Il y a sûrement moyen de se fournir chez des petits producteurs qui font de la qualité en Colombie Britannique. Il ne me reste plus qu'à les trouver.
Par ApollineR
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En France, j'ai longtemps acheté des fruits et légumes sans goût au supermarché. Parce que ça me semblait plus pratique et moins cher.
Et puis il y a eu un moment où prendre la voiture pour faire les courses est devenu contraignant : trop de bouchons, trop de temps perdu sur la route et dans les rayons des grandes surfaces, trop
d'argent mis dans la voiture. Donc on est allé moins souvent au supermarché et il a fallu trouver d'autres sources d'approvisionnement. J'ai alors testé les primeurs.
un petit
primeur parisien
Les prix y étaient comparables au supermarché mais la qualité bien meilleure. En effet le primeur ne vend que des fruits et légumes. Si ses produits ne sont pas bons, le client les achètera une
fois mais il ne reviendra pas. Par contre la grande surface peut se permettre de vendre des fruits et légumes pourris d'avoir traîné trop longtemps dans les présentoirs car même si il n'est pas
content, le client reviendra pour acheter son épicerie, ses produits d'entretien, ses plats préparés etc.
Le primeur peut conseiller et aider à choisir. Je le laissais sélectionner à ma place si je voulais un melon bien mûr ou des légumes qui se conservent plusieurs jours.
Mon primeur habituel faisait aussi des promotions sur les fruits et légumes un peu abîmés (par exemple les pêches un peu trop mûres) et j'ai souvent profité de ces bonnes affaires.
Pour lire la suite, cliquez sur : Du primeur au marché
Par ApollineR
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Cet article est la suite de Manger bio à Montréal :
l'étiquetage
Faire ses courses de produits bio nécessite d'être vigilant et de bien lire les étiquettes parce que ce n'est pas évident de s'y retrouver entre les différents logos.
J'ai appris à faire attention mais j'avais un autre problème : les quelques magasins de produits naturels que j'avais repérés étaient
assez loin de chez moi. "Comment m'approvisionner en aliments bio sans aller à l'autre bout de la ville?" me demandais-je en regardant mon frigo vide. Apparemment je n'étais pas la seule
habitante du Québec à me poser la question puisque les éditions du Petit Futé ont publié en 2005 un guide bio nature équitable pour le Québec.
Ce petit livre très utile recense tous les magasins de produits naturels du Québec, les boulangeries, les restaurants végétariens, les
herboristeries, les magasins de cosmétiques naturels et les fermes du réseau de l'agriculture soutenue par la communauté (l'équivalents des AMAP ou "paniers bio" français). On y trouve aussi des
informations sur les loisirs nature, les associations environnementales, les écomusées, les friperies et les ressourceries (qui remettent en état et revendent les objets dont les gens ne veulent
plus). En résumé, le guide bio nature équitable est un concentré de toutes les bonnes adresses pour les personnes sensibilisées à l'écologie et au bio.
Dans le même ordre d'idées, le site internet Zetika (
http://www.zetika.com/repertoire-de-la-consommation/ ) est un autre outil qui liste les magasins où acheter des produits bio,
écolo ou équitables près de chez soi (pour la liste des magasins bio, cliquez sur "Marché d'alimentation naturelle").
En ce qui me concerne, j'ai bien épluché le guide du Petit Futé et le site Zetika et j'ai du me rendre à l'évidence : j'habite un quartier sinistré question bio. Pour aller au magasin de produits
naturels le plus proche, il faut que prendre le bus et en plus il n'a pas un très grand choix de produits. Donc je fais avec ce que je trouve et de temps en temps on se bloque 2h pour aller faire
un plein au marché Jean Talon ou à l'épicerie (= supermarché) Provigo Mt-Royal, St-Urbain qui offrent un plus grand choix de produits bio.
Par ApollineR
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En atterrissant à Montréal, j'étais étonnée de ne pas voir de magasins bio. Quand je repérais le mot "nature" sur une vitrine, il s'agissait en
général de magasins qui vendent des compléments alimentaires. Je ne crois pas qu'il y ait en France l'équivalent de ces boutiques remplies de pots de pilules qui ont toutes des usages
différents.
A mon arrivée, j'ai donc commencé par acheter quelques aliments bio trouvés en supermarché.
J'ai quand même repéré quelques magasins de produits naturels au cours de mes déplacements dans la ville. On parle de magasins de produits
naturels car ils vendent à la fois des produits biologiques et des produits non biologiques, à la différence des magasins bio français qui ne vendent que du bio. Ainsi, au Québec,
dans le même rayon cohabitent des confitures bio (à base de fruits qui n'ont pas été traités aux pesticides chimiques) et des confitures à base de fruits issus de l'agriculture
conventionnelle (traités aux pesticides chimiques). Cela demande donc
d'être attentif quand on fait ses courses si on ne veut pas payer le prix fort pour des produits qui n'ont pas la valeur ajoutée que représente un label bio.
D'autre part, il n'y a pas de label officiel bien identifiable comme il existe en France, en Europe ou aux Etats Unis.
Quelques exemples de labels bio officiels :
Pour repérer qu'un produit est bio, il faut qu'il y ait écrit "biologique" ainsi que le nom de l'organisme certificateur (par exemple
Ecocert Canada). Sur le site du Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV), on peut trouver les normes biologiques de
référence du Québec, le logo Bio Québec (que je n'ai presque jamais vu en magasin) ainsi que la liste des organismes de certification accrédités par le Québec.
Les organismes de certification contrôlent les producteurs bio pour vérifier qu'ils respectent bien les normes de l'agriculture biologique. Théoriquement le Québec devrait également faire
des contrôles mais il n'y a pas d'inspecteur faute de budget (à ce sujet cf cet article publié en
octobre 2008 dans le quotidien le Soleil).
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Label bio québécois
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Ne nous plaignons pas, dans les autres provinces canadiennes c'est pire : on demande aux acteurs du bio de s'autoréglementer et il n'y a
aucune intervention de l'état. Seuls le Québec et la Colombie Britannique ont un programme de certification biologique. Il y a quand même un projet de Règlement sur les produits biologiques pour avoir enfin un label « Biologique Canada » réglementé et valable dans tout le Canada.
J'espère que ça va vite aboutir.
1,5 % des exploitations agricoles canadiennes produisent du bio. Ca ne suffit pas pour satisfaire la demande donc beaucoup d'aliments bio sont importés de l'étranger. Dans les rayons des
épiceries santé, on trouve des produits canadiens mais aussi des produits d'Europe ou des Etats Unis qui portent différents logos : des logos officiels des pays exportateurs mais aussi des logos
privés apposés par les organismes de certification. Bref, avec tous ces logos il y a de quoi en perdre son latin.
Quelques exemples de labels bio privés (chaque organisme de certification a son propre logo) :
La deuxième partie de cet article est publiée sous le titre Manger bio à Montréal : où
s'approvisionner
Par ApollineR
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Vu il y a quelques mois sur le trottoir devant la vitrine d'un fleuriste parisien.
Par ApollineR
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